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Quand l’opposition manque de crédibilité !

La plupart des foyers buxangeorgiens ont été rendus destinataires en début de semaine d’un tract de pure propagande émanant du groupe municipal « Bussy en action » mené par Pierre Lafaye. Comment rester muet face à un tel tissu d’incohérences qui relève tout à la fois de la démagogie, du mensonge et de la manipulation ?

Démagogie parce qu’il n’est pas honnête, en pleine tourmente des collectivités locales désormais connue de tous, de faire supporter à la seule gestion municipale la responsabilité des difficultés que nous traversons. Toutes les institutions locales se trouvent confrontées à une situation financière compliquée : baisse, voire disparition en ce qui nous concerne, des dotations de l’Etat, obstacles pour recourir à l’emprunt, réforme conjuguée de la taxe professionnelle et des collectivités territoriales. Ce qui se prépare pour demain n’est pas de bon augure car, in fine, c’est toujours le contribuable qui paie la note.

Si Pierre Lafaye et consorts souhaitent analyser en profondeur le contexte buxangeorgien, qu’ils poussent leur réflexion jusqu'à un comparatif avec des communes similaires à la nôtre. Lesquelles ont toujours eu recours à l’emprunt pour financer leurs investissements. Comment ne ferions-nous pas de même nous aussi ? Ces supposés experts en finances locales préconisent de se priver du crédit. Soit. Mais dès lors, comment vont-ils procéder ? En finançant sur le budget de fonctionnement les équipements municipaux qui nous font encore défaut ? Ce qui est une stupidité puisque gommant la notion d’investissement. Quelles économies ? Je n’en connais que d’efficaces par la suppression de services complets.

Lafaye a peur de le dire, d'annoncer sa vraie politique, alors il préfère se lancer dans des effets de manche sur la communication et les sempiternels honoraires (de qui ? De quoi ? Le mot est lâché mais personne ne sait bien ce qu'il recouvre). Quel gogo croira que la réduction de la pagination du journal municipal remplacera l’emprunt ! Ou troquer des petits fours contre des galettes et mettre du cidre à la place du champagne lors des vœux des Buxangeorgiens. Mettre à bas la police municipale, les crèches, voilà ce que veut Lafaye. Et il a raison. Ainsi nous rétablirons l'équilibre budgétaire. Mais à quel prix ? Alors, que les choses soient claires. Notre majorité municipale ne suivra jamais cette direction. Nous, nous nous battons pour le maintien des services à la population. De tous les services.

Mensonge enfin et toujours car Lafaye, fonctionnaire territorial de son état, ne peut pas ignorer que la hausse des impôts locaux figurant sur la feuille reçue par les foyers n’est pas exclusivement imputable à l’augmentation municipale, mais en bonne partie à la hausse respective des parts départementale et régionale. Cela ne relève pas de l’affirmation subjective mais bel et bien d’une réalité que chaque Buxangeorgien pourra constater de lui-même par un examen attentif.

Puis manipulation, car spéculer sur les hausses futures de la fiscalité locale relève de la pure supercherie. Lafaye et ses amis ignorent sans doute qu’aujourd’hui, aucun des services fiscaux de Seine-et-Marne n’est en capacité de nous produire des projections précises et exactes quant à la disparition de la taxe professionnelle. Pourrons-nous être compensés à l’euro près, à partir des taux 2009 appliqués sur les bases 2010 ou sur les bases 2010 appliquées aux taux 2009 ? La différence sera de plusieurs millions d'euros.
Qui sait ce que sera en 2011 la Contribution Locale d’Activité (CLA) calculée sur des bases financières dont nous ignorons tout ! La CET (Contribution Economique Territoriale) par laquelle Bercy s'avoue incapable de nous donner une vraie projection. Lafaye connaît notre budget 2011 et donc les variations d’impôts de cette année-là. Bonjour Madame Soleil. Lafaye est un menteur. Il triche depuis le début. Qu’il ose affirmer ce qu’il veut pour Bussy : une ville atone, vivant pauvrement dans l’ombre d’un EPAMARNE surpuissant.

Hugues Rondeau a, lui, choisi la voie de la fierté, du courage, de la tête haute face à l’EPA, à l’Etat. Notre avenir n’est pas à l’austérité mais à nous faire respecter. Engageons un procès contre la Caisse des Dépôts pour réclamer les 2,5 millions d’Euros qui nous sont dus. Réclamons à l’Etat les 10 millions de taxe professionnelle perdus par sa faute. Demandons à l’EPAMARNE les 30 millions de profits des ZAC (Zones d’Aménagement Concerté) jamais redistribués. Haut les cœurs. Les mendiants avec Lafaye, les hommes libres derrière Rondeau.

Jean-Claude Lamagnère

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